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Commune de Chouzelot (25440)

 Histoire - Le cimetière...

 Cimetière de Quingey - Chouzelot - Lavans - Pessans - Cessey

1/ Le plus ancien cimetière connu à QUINGEY est celui du Hameau de SAINT RENOBERT : LE PRIEURE construit aux environs de 840 sous le règne de Charles le Chauve, petit-fils de Charlemagne (9ème siècle). Il ne reste malheureusement aucune trace de ce cimetière. (5)

2/ Un autre très ancien cimetière de Quingey est vraisemblablement une maladrerie où étaient soignés les lépreux au Moyen-Age 15ème siècle (1400-1500). Elle était située dans une des forêts de Quingey mais où ? Peut-être vers Lombard. Dès 1459, Quingey avait son propre hôpital du Mont Carmel et de Saint Jean de Jérusalem terminé en 1533. Il avait été fondé par Jean de Montagu. En 1696, cette maison à la fois asile et maladrerie, a été remise à l’hôpital Saint Jacques de Besançon. Les Quingeois pouvaient cependant y être admis avec un billet du Maire.

3/ Le cimetière des moines : la Confrérie des Frères de la Croix 1608 : jardin derrière ce qui est aujourd’hui la salle polyvalente, ex-couvent donc, ex-gendarmerie, ex-collège, puisque les 2 premières classes de 6ème ouvertes à Quingey dans les années 1965, l’ont été au premier étage de la Confrérie aujourd’hui salle de musique au-dessus du centre de PMI( protection maternelle et infantile). Le jardin est cultivé par un particulier. Ce jardin est visible depuis la salle polyvalente.

4/ Le cimetière dans et autour de l’ancienne église qui était située sur la Place actuelle, église démolie, cimetière relevé, lors de la construction de la route nationale et du pont actuel (avant 1840 puisque au-dessus de la porte de l’église actuelle est gravée la date de 1840). Les piles de l’ancien pont datant de 1590, sont encore visibles depuis le pont actuel côté barrage : le pont traversait la Loue un peu en aval du pont actuel et arrivait dans la Rue Royale. Il y avait également un bac avec un passeur pour traverser. Rue du Fg Ste Anne, après l’Hôtel de la Truite de la Loue en contrebas, subsiste une des plus vieilles tours de Quingey : celle du passeur où il faisait payer le droit de passage.

Simon de Quingey, page de Charles le Téméraire, était enterré dans l’église démolie. Ses cendres ont été déposées au cimetière du bas actuel mais la tombe a disparu. Simon de Quingey avait sauvé la vie de Charles le Téméraire à la bataille de Montlhéry en 1465.

A la place du hall de la Mairie entièrement rénovée en 2007/2008, se trouvait un traje dans lequel deux pierres tombales, l’une au nom de « GRABY », l’autre anonyme où on peut déchiffrer : « il a fait partie des missions étrangères pendant 16 .. Né le ….Curé de…. , ont été enlevées pour être protégées et reposées plus tard. Il s’agit donc certainement d’un prêtre-missionnaire parti évangéliser, soigner, enseigner en Afrique ou dans d’autres pays du monde. Ces prêtres étaient « les pères Blancs ». (1) -1-

5/ Un autre cimetière existait dans le même temps que celui autour de l’église sur la place : le cimetière du Faubourg Sainte Anne, route de Cessey, relevé dans les années 1950/1955 pour construire la salle de cinéma paroissiale (une association avait alors été créée : la Jeanne d’Arc), salle reprise et actuellement exploitée par un garagiste. Lors des fouilles, Monsieur MARECHAL, un ancien Quingeois, avait prévenu qu’il était certain qu’un prêtre était enterré à cet endroit. C’était exact puisqu’un ancien curé de Quingey a été retrouvé mais s’est désagrégé dès qu’il a été mis à l’air libre. Une chapelle était érigée au centre du cimetière : la Chapelle Sainte Anne. Elle a été démolie dans les années 1900. La croix du cimetière Sainte Anne a été déplacée et scellée sur l’ossuaire du cimetière actuel dit « du bas » Rue Calixte II.

Le cimetière actuel où vous venez aujourd’hui est divisé en deux parties :

Le cimetière dit « du bas » et le cimetière dit « du haut »

I/ Le plus ancien est le cimetière dit « du bas » . Il date de 1830 environ. L’entrée se fait par la Rue Calixte II (Quingey est la ville natale du Pape Calixte II : Guy de Bourgogne (1060-1124). Pape de 1119 à 1124. A été un pape très actif).

1/Derrière le très beau Christ qui se trouve dans l’allée centrale, vous découvrez une chapelle avec une lettre « R » sculptée dans la pierre. C’est le caveau de la famille REGAD qui a vendu le terrain à la ville de Quingey pour faire le cimetière. La famille REGAD aurait fait insérer une clause à l’acte de vente précisant que chaque Quingeois ou Quingeoise pourrait se faire enterrer gratuitement…..La fille du maître de Forges de Quingey, décédée en 1951, est également inhumée dans ce caveau. Elle aurait dû se marier avec Philippe PETAIN devenu Maréchal. Mais son père a refusé car il estimait que Philippe PETAIN n’avait aucun avenir devant lui……Cette jeune femme a posé pour un peintre (GIACOMOTTI ?????). Le tableau baptisé « la patineuse » est au Musée de Besançon. A côté du caveau, une dalle de ciment recouvre un ancien puits.

2/Une grande pierre tombale à droite de la chapelle REGAD, porte les noms de GIACOMOTTI et HUMBERT (de Pessans), mais le peintre Quingeois n’est pas inhumé là. Il est enterré à Etampes (Essonne) avec ses parents. Une superbe exposition a eu lieu à Etampes en 2005.

Félix GIACOMOTTI né à Quingey en 1828, est décédé à Besançon en 1909. Elève de l’école de dessin de Besançon. Prix de Rome en 1854. Conservateur du Musée des Beaux Arts de Besançon. Félix GIACOMOTTI a peint, entre autres, les tableaux de l’église de Quingey qui ont été inaugurés le 8.5.1892. Monsieur PONTA a fait une thèse sur Giacomotti : voir aux archives départementales ou sur internet : http://monsite.wanadoo.fr/giacomotti/index.jhtml Mail : JCCPONTA@wanadoo.fr. Par ailleurs, Monsieur Daniel Cathelin de Lombard a fait une analyse très fine du tableau représentant Saint Martin, dans « Reflets comtois Les Vallées » numéro 62 septembre 2007, à disposition sur demande.

3/A gauche de la chapelle REGAD, une tombe bien modeste surmontée d’une croix en fer forgé peint en blanc, est la tombe des Sœurs de la Charité de l’Hospice DORNIER (ou maison de retraite de Quingey). La dernière sœur enterrée à cet endroit en 1909 (décédée à Quingey le 15 mars à l’âge de 59 ans après 42 ans de vocation), s’appelait Euphrosine THOURINBERG, elle était entrée dans les ordres à 17 ans. Quand les sœurs qui ont longtemps travaillé à l’Hospice de Quingey sont parties, elles ont fait promettre que la tombe du cimetière du bas serait entretenue. Merci à Gilbert BOURGIN d’avoir restauré la croix qui se cassait, d’avoir nettoyé le plat et mis du gravier au centre, et à la personne de Quingey qui veille à fleurir la tombe tous les ans à La Toussaint. Ce serait bien que cette démarche soit perpétuée. Pour que la tombe ne reste pas anonyme, un artisan de Quingey que nous remercions chaleureusement, a réalisé un cœur avec une inscription.

4/A droite de la chapelle REGAD, presque au bout de l’allée, une pierre tombale en forme de petit obélisque qui menaçait de s’effondrer, consolidé pour ce jour de la Toussaint 2005, nous en sommes très heureux car c’est la tombe du Docteur Francis BUHON, médecin à CESSEY, grand bienfaiteur pour l’Hospice de Quingey. (né à CESSEY le 10.6.1827, décédé à Quingey le 12.8.1876).

5/Toujours dans le cimetière du bas le long du mur de la nouvelle caserne des pompiers, ce qui a été un superbe monument funéraire en pierre tombe en ruine. Or, il s’agit de la tombe de Charles NICOLAS, ancien Maire de Quingey, né à Quingey le 26.9.1811, décédé à Quingey le 20.7.1874. Les NICOLAS faisaient partie des notables de Quingey et nombre d’anciens Quingeois se souviennent de Mademoiselle NICOLAS et de son frère qui avaient la propriété où ont été construites l’école primaire et l’école maternelle. Les bâtiments ont été transformés, entre autres, en appartements. Certains de ceux-ci ont de superbes boiseries et une cave magnifique a été découverte il y a peu de temps.

6/Dans le cimetière du bas encore, se trouve le monument aux morts restauré, érigé à la mémoire :
-de ceux qui sont morts vraisemblablement pendant les différentes colonisations (les dates de décès vont de 1771 à 1895 – merci à toute personne férue d’histoire de nous donner des précisions qui s’avéreront fort intéressantes – nous tenons la liste des soldats avec les dates, à disposition).

-de la guerre de 1870 au Mont Gardot au-dessus de Chouzelot où des combats sanglants ont eu lieu entre les soldats de l’armée du Général BOURBAQUI et les prussiens (25 et 26 janvier 1871). Plus de 100 Français et plus de 100 Prussiens auraient été tués. De nombreux corps n’ont pas pu être redescendus.

Il y a donc au Mont Gardot un cimetière non reconnu comme tel mais symbolisé par deux monuments rappelant cette bataille, un sur Chouzelot, l’autre sur Vorges. La croix érigée sur le monument de Chouzelot avait été faite pour la partie horizontale, par le fusil d’un combattant. Le fusil a été volé. Les corps qui ont été redescendus, n’ont pu l’être qu’au dégel au mois d’avril/mai 1871. L’arrière-grand-père d’un habitant de Chouzelot a participé à ce transport. Il se dit aussi, que des femmes seraient parties en plein hiver, sabots aux pieds pour la Suisse, afin d’échapper aux exactions de l’ennemi, que les habitants d’Abbans-Dessus étaient obligés de faire le pain pour les prussiens. A Quingey, les Prussiens auraient fait 800 prisonniers. Un Capitaine Prussien du nom de VON BULOW a été tué au Mont Gardot et inhumé au cimetière de Quingey. Jusque dans les années 1950 environ, une famille Allemande envoyait de l’argent à la Mairie pour l’entretien de la tombe aujourd’hui disparue. Il y avait alors au cimetière du bas, « le carré des allemands » et « le carré des français ».

A Byans, deux tombes de Prussiens sont toujours entretenues.

Une internaute m’écrit : sur la guerre de 1870 : mon grand père nous en parlait beaucoup et pleurait en chantant la charge de Reichshoffen.( cavaliers...chargez...)

NB : (*) nous parlerons en ce qui concerne le « cimetière du haut », du caveau VUILLIER dont un ancêtre a fait fonction de Maire de Quingey pendant la guerre de 1870. Les Prussiens lui auraient demandé une énorme somme en pièces d’or pour ne pas bombarder Quingey (témoignage de René BLONDEY)

Devant l’église de NODS (25), existe un monument dédié à la mémoire des soldats morts à la guerre de 1870. De même à ETALANS (25).

7/Toujours dans le cimetière du bas, ne manquez pas d’aller vous recueillir sur la tombe de France COMPAGNON (dite Jofrette), épouse BRUGUERA, grande résistante pendant la guerre de 39-45, née à CHOUZELOT, emprisonnée par l’ennemi et déportée.

8/Pas très loin, un caveau porte l’inscription « Suzanne VERRIER une grande dame de la musique », née à SEVRES (92) en 1899, professeur de piano, décédée en 1985 à Besançon. Madame VERRIER était (d’après ce que l’on a pu apprendre), une grande amie d’une famille d’un des hameaux de Quingey. Elle y séjournait régulièrement et donnait des cours de piano aux jeunes filles de Quingey (*).

9/Près du monument du Docteur BUHON, une pierre à moitié enterrée porte la gravure « à la mémoire des mères Catherine CHAPUIS v (nous supposons veuve) GAILLARD ou SAILLARD déc à Quingey le 10 juillet 1797 – décédé le 26 février 1804, nous faisons des recherches.

10/Pas loin de la tombe de Sœur Euphrosine, un caveau porte les inscriptions suivantes : Férrial Victor GANNARD docteur en médecine né à Noël-Cerneux le 8 décembre 1796, décédé à Malpas le 17 avril 1856 – Henry Schieski GANNARD né à Malpas le 12 juin 1841, décédé au même lieu le 12 décembre 1869. L’ascendance de Georges Gannard qui a fait de nombreux croquis de Quingey. Prendre contact avec Mr Renaud GILLET renaudroselinegille(at)free.fr qui a fait des recherches très approfondies sur les GANNARD dont l’histoire est particulièrement surprenante et intéressante. J’ai quelques éléments pour qui serait intéressé. Le Docteur Férrial Victor GANNARD, entre autres, a assisté à la première ovariotomie pratiquée en France le 1er mai 1844 à ……….Montfort !!!! par le professeur WOYERKOWSKI, chirurgien (récit de l’intervention à disposition sur demande). Tumeur de l’ovaire de 6kgs compliquée d’une ascite de 30 litres. L’opérée a survécu.

II/ Cimetière plus récent dit « cimetière du haut »

En entrant par la grille de la route des Roches qui monte à la route de Byans :

1/ Une des plus anciennes tombes qui date d’avant la guerre de 1914 est un obélisque pratiquement en face de l’entrée : familles GILBERT/POY dont le sous-lieutenant Adrien GILBERT mort pour la France en 1916 à MORCOURT. Cet obélisque et plusieurs tombes à cet endroit, étaient entourés par de superbes grilles en fer forgé réalisées par Louis GUINCHARD. Les grilles ont disparu.

2/ Dans l’allée de gauche un caveau porte le patronyme de « GROS ». La famille GROS était propriétaire des tanneries de Quingey qui se trouvaient au bout de la « rue de la tannerie » (à droite de l’Hôtel de la truite). Le 25 juillet 2008, Luc NIETO, guitariste compositeur, a donné un récital en hommage à sa grand-mère Thérère Alphonsine SAINT-OYANT née à la tannerie de Quingey le 28.9.1908, baptisée à Quingey le 14.11.1908 par le curé Joseph CORNU. La maman de Thérèse Alphonsine : Marie Claudine Berthe née CLERC le 3.9.1877 à ORGELET (39), dont le mari Emile Théophile SAINT OYANT travaillait à la tannerie, est décédée à Quingey le 29.9.1920 et a été inhumée au cimetière de Quingey le 30.9.1920 par le Curé Joseph Jules JANTET. Sa tombe malheureusement n’existe plus.

3/ Dans cette même allée mais sur la gauche et dans le haut du cimetière, un caveau porte le patronyme de « VUILLIER » dont nous avons parlé (*)

4/ Dans cette même allée sur la droite, un caveau porte le patronyme de « LABOURIER ». L’usine LABOURIER est bien connue, implantée à MOUCHARD. Madame LABOURIER (dont le fils Serge habitait Lavans), était la fille de Emile FOURQUET, inhumé dans ce caveau, juge d’instruction habitant Lavans.

Emile FOURQUET est à l’origine de l’arrestation d’un des plus grands assassins de la fin du 19ème siècle : VACHER, qui a reconnu 50 crimes, chiffre hélas certainement en-dessous de la vérité puisque, surveillé jour et nuit après son arrestation, un gardien l’aurait entendu dire « ils ne sauront jamais tout ». VACHER arrivait à faire plus de 50 kms à pied en une nuit. C’est Emile FOURQUET qui, intrigué par les articles lus dans les journaux, a fait des rapprochements entre tous les crimes commis et a dressé en quelque sorte un des premiers « portrait-robot », celui de VACHER. VACHER a été soldat à Besançon, il avait une amie connue à BAUME les DAMES….Il a été guillotiné en 1898 à Bourg en Bresse. Un livre existe et un film a été tourné par Tavernier, avec Michel GALABRU dans le rôle principal : « Le juge et l’assassin ».

Est Républicain du 16.9.2007 à propos de l’exposition « les mots Doubs », on apprend que l’écrivain Roger Maudhuy a réédité « Joseph Vacher, l’éventreur » d’Emile FOURQUET (Editions Lucien SOUNY), pour réhabiliter sa mémoire, livre préfacé par Michel Galabru. En effet, les succès de Fourquet en matière de ce l’on appelle aujourd’hui « le profilage », lui ont valu tant d’inimitiés, qu’il avait renoncé à la magistrature et s’était retiré dans son village natal de Lavans où il a écrit un ouvrage sur Vacher, un sur les faux témoignages et le dictionnaire des Franc-Comtois célèbres.

Participe aux Automnales de Quingey tous les ans au mois de Novembre, un des petits-fils d’Emile FOURQUET, se nommant lui-même Emile FOURQUET, peintre, et qui habite à ORNANS depuis qu’il est en retraite.

5/ Maire ayant administré la ville de Quingey inhumé au cimetière du haut : Désiré SAILLARD né le 17.5.1878, élu Maire le 19.5.1912, était négociant. Elu à nouveau Maire en 1935, il a assuré la charge de Maire jusqu’en 1945. Pendant la guerre, il a été arrêté et interné à la prison de la Butte à Besançon, avec le Docteur Dumont et le Curé GUILLEMIN car ils avaient dit que les prisonniers Français n’avaient rien à manger dans les camps. Le curé Guillemin avait également refusé de saluer le drapeau nazi qui flottait au-dessus de la mairie.

6/ Autre Maire inhumé au cimetière du haut : Louis CHEVALIER Maire dans les années 1930 (1929-1933 ?).

7/ Autre Maire inhumé au cimetière du haut : caveau LANOY dans l’allée centrale. Joseph LANOY né le 20.3.1868 a été maire de 1923 à 1929 (sauf erreur ou omission).

8/ 2ème allée à gauche à partir de l’allée centrale, sur la droite : caveau « BELLE-DUBOIS ». Charles BELLE a été Maire de Quingey de 1945 à 1971.

9/ près du caveau Lanoy, le caveau MAIRE où est inhumé Monsieur Jean MAIRE né à Ornans, marié à une Quingeoise née BOUCHET inhumée à ses côtés. Jean MAIRE a été 1er trompette à l’Opéra de Paris pendant 30 ans après avoir obtenu le 1er prix du conservatoire de Paris. A fait partie du jury qui a statué sur Maurice ANDRE. A modifié la méthode Arban (méthode de trompette). A organisé un grand festival de musique en 1963 au stade Léo Lagrange de Besançon où étaient présentes de très nombreuses fanfares de France (suivant précisions données par Gérard BOUCHET de Quingey).

10/ 3ème allée à gauche à partir de l’allée centrale, sur la gauche derrière le caveau Graby, le caveau portant le patronyme « PERGAUD » où est inhumée Emilienne PERGAUD, grande résistante pendant la guerre de 39-45, torturée pendant 21 jours. Elle a été plongée pendant des heures dans une baignoire d’eau glacée. Elle aurait aussi assisté à la torture d’enfants devant leurs parents pour les faire parler. Emilienne ne s’est jamais remise de ses souffrances et a été horriblement choquée lors du crash du bombardier à Lombard dont nous parlons plus loin (son mari qui était également un immense résistant, était dans l’aviation). Emilienne s’est donnée la mort en décembre 1944, elle avait 37 ans. En mai 2007, une plaque a été apposée sur le monument aux morts de Quingey avec la mention « sous-lieutenant Emilienne PERGAUD morte pour la France ».

11/ Le long du mur au fond du cimetière le caveau portant le patronyme « COMPAGNON » où est inhumé entre autres, Jean COMPAGNON, tout jeune mais grand résistant pendant la guerre de 39-45, tout comme sa sœur France COMPAGNON dont nous avons parlé plus haut. Fusillé à l’âge de 21 ans à la Citadelle de Besançon, il faisait partie avec Henri FERTET, 17 ans, du groupe FTP (Francs Tireurs Partisans) « Marius Valet » (émanation du Groupe Guy Mocquet). Tous les prisonniers ont écrit des lettres à leur famille avant de mourir, nous pouvons en fournir les photocopies. Jean et Henri ont écrit chacun une lettre déchirante à leurs parents (Jean en a même écrit deux mais la seconde a été censurée). Celle d’Henri est connue et rapportée dans les livres d’histoire.

Faisaient également partie du groupe : Baltasar ROBLEDO et Saturnino TRABADO, tous deux de CESSEY d’origine Espagnole, arrêtés et fusillés en même temps que Jean COMPAGNON et Henri FERTET, inhumés côte à côte dans le carré militaire de St Claude à Besançon où ils sont restés jusqu’à ce que les familles puissent rapatrier leurs corps.

12/ Dans l’allée centrale, juste avant la première allée sur la gauche, le caveau où est inhumé le Sous- Lieutenant Jean-Claude CONRAD, né en 1931 à Quingey, mort pour la France en Algérie en 1958.

13/ La tombe de Madame et Monsieur HUDELOT, elle pharmacienne et lui dentiste, pendant au moins 50 ans à Quingey.

14/ La tombe de l’Abbé Louis PETIT (1877-1933), de Rurey qui est en passe d’être relevée ce qui nous chagrine beaucoup. Nous avons tout essayé pour retrouver des descendants de la famille de l’Abbé PETIT mais en vain. L’Abbé PETIT est enterré avec ses parents : Jeanne Françoise PETIT née DODANE (1857-1935) et Louis Joseph PETIT 1853-1937

15/ Près de la tombe de l’Abbé Petit, une grosse pierre tombale très noire avec une ancre sculptée dessus ( ?) porte les patronymes de THEVENARD/TONNOT. Les TONNOT font partie des notables-bienfaiteurs de QUINGEY. Leur ancienne propriété est à droite en descendant aux Promenades. Il subsiste la superbe grille en fer forgé avec les initiales entrelacées, un morceau de mur, nous espérons que l’ensemble sera restauré. Première trace des TONNOT à QUINGEY : 1615, Jacques TONNOT est procureur au bailliage de Quingey. Dernière trace des TONNOT à Quingey : J.Jacques TONNOT Maire en 1841.

16/ En haut du cimetière près du mur, une tombe abandonnée porte le patronyme : Louise SALLAY née MILLER 1875-1951. La famille MILLER possédait la malle-poste qui passait à Quingey. Raymonde SALLAY qui demeure à Morteau aurait un beau livre sur ses ancêtres, livre qui parle des personnes transportées, anecdotes etc….

17/ Tombe du Docteur René FONTAINE 1890-1975 (ou 1976) : c’est le père de Francette PREVOST de Saint Renobert. Francette PREVOST est également la petite-fille de Désiré SAILLARD Maire de QUINGEY de 1935 à 1945.

18/ Superbe tombe entourage en fer forgé, Christ en fer forgé : famille DRUOT.

19/ Très beau monument aussi à voir : celui des familles CHEVALIER/DEMANGE/MEGE : Nicolas DEMANGE 1831-1896 / Docteur CHEVALIER 1900-1932/ Louis CHEVALIER MEGE ( ?)

Quelques précisions complémentaires concernant nos morts pour la France

Le monument aux morts de Quingey (guerres de 14-18 et 39-45) se trouve sur la place de l’Eglise depuis 1998, après avoir été pendant près d’un siècle à l’entrée des Promenades au bord de la Loue. Le chêne de la Liberté à gauche en arrivant aux Promenades, a été planté en 1930 lors d’une cérémonie officielle. Jean GUINCHARD (né en 1920), a récité pour l’occasion, un poème de circonstance en sa qualité de bon élève. C’est le père de Madeleine PRILLARD de Chouzelot qui a fourni l’arbre. De nombreux arbres de la Liberté ont été plantés cette année là dans les villes et villages de France pour que des guerres comme celle de 1870 ou de 1914-1918 ne se reproduisent jamais plus. Hélas, 9 ans après débutait la guerre de 1939-1945, puis l’Indochine et l’Algérie.

Nous souhaitons saluer aussi la mémoire de :
-L’Abbé Germain COUTTERET né à LOMBARD le 3 novembre 1912. En 1941 il est nommé curé de BUFFARD où son dévouement est déjà reconnu. Il assure aussi la charge de l’église du village voisin de Champagne sur Loue. En août 1943, pour avoir donné une soutane destinée à un aviateur américain dont l’avion avait été abattu, il est arrêté par la Gestapo alors qu’il disait la messe à Champagne, et déporté. Sa vie au camp fut un long sacrifice pour aider ses camarades à qui il donnait une partie de sa pitoyable ration de nourriture. Usé par ses sacrifices, il décède le 3.5.1945 à la libération des camps par les américains. La place de Lombard a reçu le nom de place de l’Abbé COUTTERET en 2004. Le 2 septembre 2007, pour répondre au vœu formulé dans ses carnets écrits pendant sa déportation, une Vierge de Fatima a été mise dans l’église de Buffard, bénie par Monseigneur l’Archevêque LACRAMPE lors d’une très émouvante cérémonie.

-Des 8 aviateurs dont les 2 plus jeunes avaient 19 ans (deux Anglais, six Australiens), qui se sont écrasés avec leur bombardier le vendredi 1er septembre 1944 à 2 heures du matin, tout près de Lombard sur la colline. Il pleuvait sans cesse sur Lombard cette nuit-là. L’avion de la RAF venu ravitailler le maquis du Val d’Amour n’avait aucune visibilité. Ce bombardier Stirling LJ de la 135e escadrille basée à Tempsford en Angleterre cherchait désespéré­ment, à travers la pluie torrentielle, les feux des résistants qui attendaient le para­chutage d'armes et de munitions. Les deux autres avions qui l’accompagnaient avaient rempli leur mission et rega­gnaient déjà leur base. L’altimètre vraisemblablement faussé par les décharges électriques des éclairs, le bimoteur tournait désespérément en rond. Soudain, ce fut l’effroyable choc avec la colline dans un déluge de fer et de sang.

Le dimanche, malgré la présence de l’ennemi, les corps transportés dans une voiture à cheval, à travers bois, reçurent une sépulture décente au cimetière d’Arc-et-Senans, où ils reposent en­core. Tous les ans, on commé­more le sacrifice de ces combattants de la liberté. Une stèle a été érigée à l’endroit du crash lieudit « le grand bois » en 1978, inaugurée en 1980, où des cérémonies du souvenir ont lieu régulièrement (liste des aviateurs à disposition).

-De Charles PRILLARD de CHOUZELOT (né en 1904), cultivateur, déporté pour faits de résistance, décédé le 11.11.1944 au camp de GROSS ROSEN en Silésie.

-Des époux MERCIER de Cessey revenus tous deux des camps après des années de souffrance, lui au Struthoff, elle à Ravensbrück. Le fils des époux MERCIER qui vit à Arc et Senans, nous a précisé que ses parents étaient toujours restés très discrets sur l’enfer qu’ils ont vécu.

-De Jeanne NELATON de Cessey

-Des 3 instituteurs en poste à Quingey lorsqu’ils ont été appelés sous les drapeaux : guerre de 14.18, tous trois morts pour la France et dont les plaques commémoratives sont toujours accrochées au mur du groupe scolaire Charles BELLE (école primaire) :

Michel Delphin Léon RAVEY
Né le 8.8.1896 à BLUSSANS (Doubs)

Affecté au 60ème régiment d’infanterie - Mort pour la France le 26.6.1915 à Valdahon (Doubs)

Georges Marie Emile JACQUOT
Né le 23.9.1894 à BESANCON (Doubs)

Sergent – Escadron de chasseurs à pied - Mort pour la France le 20.6.1915 à Winterhagel (Alsace)

Jules Claude Gaston GOMOT
Né le 1.6.1893 à CHASSAGNE (Doubs)

Sous-lieutenant – 149ème régiment d’infanterie – Caserne Courcy à Epinal en 1914
Mort pour la France le 26.4.1917 à l’Hôpital de Besançon (Doubs)