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Commune de Chouzelot (25440)

 Histoire de Chouzelot - L'église et son histoire

L'Eglise de Quingey/Chouzelot

L’église de Quingey était située à l’endroit de la place d’Armes jusqu’au milieu du 19ème siècle. Lors de la réalisation de l’ex-route nationale 83 et du pont actuel, l’église a été démolie. Elle a alors été reconstruite où elle se trouve aujourd’hui, en « s’appuyant » sur ce qui était la Chapelle des Dominicains édifiée en 1762 (PAINCHAUX avait commencé les agrandissements dès 1826). Sur le fronton de l’église est gravée la date de 1840 (travaux de 1837 à 1839 : bas-côtés). C’était alors le Curé LALLEMAND qui administrait la Paroisse de Quingey.


Sur le fronton de l’église également, une niche dans laquelle se trouve une jolie statue de Sainte Anne, la mère de la Vierge Marie, tenant la Sainte Vierge sur son bras droit et le livre du savoir dans la main gauche (c’est l’Abbé RACINE qui a posé cette statue à cet endroit en 1995 – Statue en pierre réalisée par Monsieur GRIS de SAINT VIT). Cette statue a remplacé la statue d’origine en bois qui était très abîmée.

Sur un pilier de l’église, une plaque porte la mention : « le clocher de cette église a été édifié sous l’administration de Messieurs Auguste NICOLAS, Maire, Joseph DUMONT Adjoint, Joseph CORNU Curé Doyen Chanoine Honoraire – BOUTTERIN Architecte, SOURIOUX Entrepreneur – 1897 – (les sieurs Boutterin et Sourioux ont réalisé également le lavoir qui se trouve derrière l’église sous le gîte).

Dans un endroit de la sacristie, une plaque en bois porte la mention : « l’électrification des cloches a été réalisée en 1951 sur l’initiative et grâce à la générosité de M.Juda SIMON, patron de l’usine de Quingey et d’un autre bienfaiteur – La Paroisse reconnaissante – M.Juda SIMON avait la réputation d’un homme généreux, pas seulement pour l’église (lorsqu’il rencontrait des enfants dans la rue, il leur donnait des pièces. Il a versé un certain temps son salaire à un ouvrier malade qui ne pouvait plus travailler, bien avant que la Sécurité Sociale n’existe). L’ancienne horloge du clocher, qui se trouve toujours au grenier, ainsi que les 4 cadrans gravés à son nom, avaient également été offerts par Juda SIMON, il tenait absolument à ce que son nom figure à Quingey.

(En 1918, ce sont Mesdames Vitaline CHEVROTON et GREVET (la mère de Raymonde GREVET), qui ont sonné les cloches pour annoncer l’armistice (d’après Maurice DODY)).

(L’église était autrefois chauffée grâce à un fourneau à bois. C’est Romain VIAL dans les années 1950 qui par grand froid, se relevait dans la nuit du samedi au dimanche pour recharger le fourneau afin qu’il fasse bon pour la messe du dimanche). Le chauffage à l’église a été installé en 1960.

Le ravalement de l’église (payé par les communes de la paroisse), et les peintures intérieures (payées par la paroisse et des dons), ont été refaites en 1997 (la charpente avait été refaite auparavant payée par les communes de la paroisse).

Avec le ravalement de l’ensemble des bâtiments de la confrérie (aujourd’hui gîte, salle polyvalente, bibliothèque, relais assistantes maternelles, salle de musique, centre de Protection Maternelle et Infantile, cabinet de kinésithérapie, appartements – anciennement gendarmerie, écoles maternelle (mixte) et primaires (filles), logements), l’ensemble forme un beau cœur de village avec la Mairie en cours de rénovation, et la place d’Armes rénovée.

Un souhait pour que la place derrière l’église retrouve un certain cachet : que les fossés de l’ancien château de Quingey, soient recreusés sur 3 ou 4 mètres de largeur (et recouverts de grilles bien entendu pour que la circulation puisse se faire comme actuellement ainsi que le stationnement), d’autant que ces fossés devaient avoir un rôle certain dans le cadre des inondations (entre l’arrière de l’église et la rue des fossés, il n’y avait aucun accès possible jusqu’à la construction de la place de l’église actuelle).

Maintenant que nous avons fait le tour extérieur de l’église, entrons dans celle-ci :

Elle est propre, certes, mais quel véritable crève-cœur pour celles et ceux qui ont connu l’intérieur de l’église jusque dans les années 1960, jusqu’à ce qu’elle soit, n’ayons pas peur des mots, saccagée.

Au nom de quoi et pourquoi a-t-elle été totalement dépouillée de ses merveilles : l’aire Le Corbusier, le Concile Vatican II ??????? Et où sont passées ces merveilles, qui les a enlevées et emportées, pour où ?????? : la chaire en bois sculpté qui se trouvait contre le pilier gauche devant le chœur (différentes rumeurs ont couru quant à l’endroit où elle se trouvait mais rien n’a jamais été prouvé – c’est honteux puisque c’est de la chaire que le prêtre commentait la parole de Dieu), les stalles en bois qui entouraient le chœur, les lustres centraux (remplacés par des lustres achetés par l’Association la Jeanne d’Arc – les lustres des allées latérales sont d’origine, ils ont échappé au massacre)), les prie-Dieu en bois recouverts de velours portant le nom des notables de la Paroisse, les chaises, etc…etc…La superbe barrière en fer forgé ouvragé (table de communion), qui séparait le chœur du reste de l’église a échappé aux vampires : elle pourrait être restaurée et reposée.

(Il y a une chair magnifique à l’église de Chenecey-Buillon (qui est classée), provenant de l’Abbatiale (château) où est enterré James TISSOT, peintre renommé (Nantes 1836/Chenecey 1902). Les moines de Buillon ont certainement donné le nom à ce village (le nom de Buillon vient-il du buis ?). Le père de James TISSOT était armateur à Nantes et à ce titre, avait besoin de bois et de ferraille que les forges de Chenecey pouvaient produire. Peut-être était-il d’ailleurs actionnaire des forges ? James Tissot était célibataire. Adulé en Angleterre, il peignait pour la Reine. Plusieurs de ses toiles sont exposées au Musée d’Orsay à PARIS. Exposition au Musée des Beaux Arts de Nantes jusqu’au 5.2.2006 « James Tissot et ses maîtres = Degas, Dürer, Ingres, Hiroschige, Utamaro)).

Au nom de quoi et pourquoi les magnifiques fresques de l’église de Quingey, qui ornaient les plafonds et les murs du chœur ont-elles été recouvertes (nous recherchons des photos, des cartes postales pour essayer de voir ce qu’elles représentaient – des spécialistes pourraient-ils les faire ressurgir ?), les sculptures au-dessus des piliers, les « marguerites » dans les carrés des piliers, cassées (on peut voir à quoi elles ressemblaient, à l’église de Liesle, qui a presque les mêmes).

Un érudit aurait même voulu faire barbouiller les tableaux de GIACOMOTTI et enlever la statue qui se trouve au-dessus de la porte de la confrérie. Heureusement, ça a suscité la colère d’un conseiller paroissial qui a fait arrêter le massacre.

(C’est à cette même période qu’à LOMBARD, les statues en plâtre qui étaient à l’intérieur de l’église, qui n’avaient peut-être pas une grande valeur artistique mais faisaient partie du patrimoine de l’église et avaient assurément une grande valeur sentimentale, ont été fracassées à coups de masse devant l’église, tout simplement……Les chasubles qui étaient à l’église de Mont à côté de Courcelles les Quingey ont été brûlées mais pas à la même époque, 20 ans après en 1983…………)

Où est la statue de Jeanne d’Arc qui se trouvait contre un des piliers de l’église (une association « la Jeanne d’Arc a été créée en 1928, elle n’est pas dissoute à ce jour).

12 tableaux du chœur ont été faits par Monsieur TURAZ d’ABBANS-DESSUS (1935), Monsieur DOTTE menuisier à Quingey a fait les cadres et les châssis. Ils sont en bas de l’escalier qui monte au grenier.

Ce moment de grande émotion passée,

reprenons la visite de l’église telle qu’elle se présente actuellement.

En entrant à droite, superbe bénitier en pierre qui porte la date de 1840.

A droite et à gauche, deux confessionnaux recouverts d’une peinture à l’huile grise (la mode dans les années 1960….). Ils pourraient être décapés pour retrouver le bois brut.

Côté droit :

Au-dessus du confessionnal : tableau de la Vierge.

Contre le mur : statue de Saint Claude.

Peinture de GIACOMOTTI représentant le martyre de Saint Sébastien, au-dessus de la porte qui va à la sacristie (on a longtemps pensé qu’il avait obtenu un premier prix de Rome avec cette peinture. En fait, il l’a obtenu pour une autre toile représentant le lavage des pieds).

Plusieurs bancs en bois, très anciens, provenant vraisemblablement de l’ancienne église. Trois d’entre eux portent les noms gravés dans le bois de : Mr MACHINE, JFG, M.de MESMAY (chaises et bancs étaient loués à l’année et à chaque dimanche : 1843 Registre des délibérations du conseil de Fabrique).

Au-dessus du Sacré-Cœur, superbe tableau de Giacomotti représentant l’évêque de Belsunce (se prononce Belzunce – 1670-1755), à Marseille décimée par la peste en 1720. Mgr Belsunce se montra particulièrement charitable avec les Marseillais et plaça la ville sous la protection du Sacré-Cœur de Jésus lors d’une messe célébrée le 1.11.1720. A cette occasion il déclara : « A Dieu ne plaise que j’abandonne une population dont je suis obligé d’être le père. Je lui dois mes soins et ma vie, puisque je suis son pasteur ».

Plaque sur un pilier : « Monsieur le Curé CORNU : Monsieur le Doyen CORNU étant parvenu à exhausser le clocher de la Paroisse, y plaça de nouvelles cloches parmi lesquelles celle de la Chapelle Sainte Anne. Madame MEURIN née TRAVAILLOT de Quingey, mère d’un évêque de l’Ile Maurice. Le clocher érigé en 1897 coûta la somme de 12000 frs à la commune de Pessans et il y eut une rallonge de 5000 frs »

NB : du temps de l’Abbé CORNU, la statue de Saint Antoine de Padoue se trouvait contre un pilier de l’église avec un tronc. Les dons servaient à acheter du pain et des vêtements pour les nécessiteux.

Côté gauche :
Un texte de 2 pages de P.B invite à la visite de l’église.

Un joli tableau de René PRILLARD de CHOUZELOT représentant le baptême de Notre Seigneur Jésus-Christ.

Au-dessus du confessionnal un tableau de ??????????? représentant certainement Saint-Martin (très antérieur à Giacomotti). Ce tableau se trouvait autrefois dans le chœur de l’église. Saint Martin domine le village de Quingey que l’on reconnaît parfaitement : allée de platanes plantés sous Louis XV (les Promenades actuelles), l’ancien pont, le clocher de l’ancien couvent etc…

Reproduction en noir et blanc représentant le Pape Calixte II (réalisée d’après le médaillon de la série des médaillons des papes Basilique Saint Paul-hord-les-murs à Rome)

Contre le mur : statue de Saint Joseph.

Cadre de Saint Jérôme
Beau tableau du peintre Maurice LAFERRIERE, offert par Madame LABOURIER de LAVANS (pour LA TOUSSAINT 1942), représentant le Christ entouré de petits enfants. Premier prix au concours des Beaux-Arts de Paris en 1934.

(Maurice Lafferrière est né le 15 décembre 1890 à la Ferrière-sous-Jougne et c'est en 1902 que la famille vint habiter à Quingey où le père avait trouvé un emploi aux Forges de Franche-Comté et un logement dans la maison située à l'angle de la rue des Fossés et de la rue de Busy, une maison souvent peinte par l'artiste. Ces dernières années, on voyait encore, rue des Fossés, l'une de ses oeuvres peinte sur le mur de son atelier qui avait été démoli et qui était livrée aux intempéries. Très jeune, Maurice Lafferrière manifesta son goût pour le dessin et la peinture. Remarqué par Giacomotti, il suivit les cours du peintre quingeois à l'école des Beaux-Arts de Besançon. Lors de la Grande Guerre, il passa quatre années dans les tranchées, croquant sur le vif ses camarades de combat : "Poilu écrivant à sa famille". Il revint à Quingey où il continua de peindre avec frénésie puis décida de monter à Paris où il obtint de nombreux prix. Mais la peinture ne nourrit pas son homme et il dut se résoudre à accepter un modeste emploi aux écritures, tout en produisant des dessins destinés à la publicité, des auto-portraits, des caricatures politiques, des vieilles maisons de Quingey ou encore des scènes rurales : "Le marché de Quingey". Il eut deux filles, Nicole et Bertille et mourut en 1956). Renseignements aimablement fournis par Monsieur René DEVILLARD de Chouzelot, correspondant de l’Est Républicain.

Comme dans l’allée de droite : plusieurs anciens bancs en bois gravés : JB DORNIER HGER, TONNOT Nore, JCE.CHAMBELANT.

Dans l’allée : anneau dans une dalle donnant accès vraisemblablement à un caveau. D’après Jeanne BERGIER (décédée – C’était la tante de Gilbert Bergier), ce sont deux prêtres qui ont été inhumés dans ce caveau.

Sacré-Cœur de Jésus :
La Vierge offre un chapelet à Saint Dominique (patron des Dominicains qui occupaient le couvent datant de 1766 ainsi que le bâtiment de la Confrérie consacrée en 1612 = à gauche en sortant de l’église). Pour les personnes intéressées nous tenons à disposition l’histoire du chapelet qui serait « né » aux Indes.

Au-dessus : peinture de Giacomotti représentant le PAPE PIE V à la fin de la bataille navale de LEPANTE (à proximité du golfe de Patras - Grèce 1571) annonçant la victoire obtenue grâce à la récitation du Rosaire (guerre qui a opposé les Ottomans aux armées chrétiennes : celles du Pape, de l’Espagne, de Venise, de Gênes, d’autres états Italiens et les chevaliers de Malte (Sainte Ligue) – Un des participants : l’écrivain espagnol Miguel de Cervantes qui fut blessé et perdit l’usage de sa main gauche).

Chœur :
Magnifique peinture de Giacomotti représentant Saint Martin partageant son manteau avec un pauvre (Saint Martin évêque de Tours 316-397 – Né en Pannonie – Hongrie -, à 15 ans il est soldat comme son père selon la Loi romaine, bien que voulant être chrétien. Les hasards de la guerre le conduisent à Amiens. Aux portes de la ville, un pauvre grelotte. Saint Martin tranche à l’aide de son épée, son manteau militaire (il était interdit par le règlement, donc risqué, de donner tout le vêtement), et couvre le pauvre. La nuit suivante, il voit en songe, le Christ revêtu du demi-manteau. «J’étais nu, Martin m’a couvert ». Il reçoit le baptême et quitte l’armée. Il fonde avec Saint Hilaire, le premier monastère des Gaudes à Ligugé dans la Vienne. Enlevé par ruse par les Chrétiens de Tours (Indre et Loire), ils le forcent à devenir leur évêque. Il évangélisera les campagnes)

L’autel est en pierre polie datant du temps des Dominicains.

Le tabernacle d’origine est au grenier, il mériterait d’être restauré. Le tabernacle qui est sur l’autel a été fait par Marcel MILLE dans les années 1960, ouvrier à l’usine et menuisier.

Les candélabres sur l’autel : offerts par Mademoiselle TONNOT (1848)

Dans le tabernacle : Calice offert en 1949 par la famille PRILLARD- MENIGOT de Chouzelot.

Les vitraux du chœur à gauche ont été offerts par les familles Chevroton et Lanoy pour Pâques 1943, exécutés par Monsieur BOUDIN de Besançon. Ont été bénis par Monsieur l’Abbé JANTET nouveau prêtre originaire de Quingey. Les vitraux représentent la FOI : Saint-Martin qui dit la Messe, Saint-Pierre délivré de ses chaînes par un ange, la Charité. Le vitrail de droite a été offert par la Paroisse en 1943. Il représente apparemment un évêque sur son lit de mort.

L’orgue :

Une commémoration des 150 ans de l’orgue a eu lieu en avril 2005 à l’initiative de l’Association « Il était une fois le pays de Quingey ». Orgue datant des années 1855 œuvre du facteur alsacien V.Rinkenbach (et non Wetzel comme il a été répertorié. Une délibération du conseil de la Fabrique (aujourd’hui conseil paroissial) du 14.12.1856 confirme le nom du facteur. Classé monument historique à titre instrumental en 1878, il est la propriété des communes de la Paroisse de Quingey. Il est doté d’un clavier avec 11 jeux et d’un pédalier court avec 4 jeux (Source Est Républicain du 22.4.2005). L’orgue est sur un balcon au fond de l’église. L’orgue fonctionne aujourd’hui avec un compresseur électrique. Mais avant, c’était un soufflet à air comprimé. C’est Georges VIENNET dit « Chaînette » qui « pompait » dans les années 1930. 3 anciennes chaises sur le balcon portent les noms gravés de : GIRARD, PARIS (l’ancien notaire ?), DAGUE.

La (ou les) sacristie(s) : plusieurs petites salles et mini-couloirs :

On peut supposer que ces pièces datent des dominicains ou même d’avant. Elles sont recouvertes d’une couche épaisse de plâtre blanchi pour la dernière fois en 1932, inutile de dire combien elles mériteraient d’être décapées pour retrouver les pierres d’origine et leur cachet.

Deux superbes buffets en bois fabriqués en 1843 par Charles Vauthier menuisier à Quingey mériteraient également d’être remis en état.

Tristesse : il ne reste que l’écrin du superbe ostensoir qui a été volé en dans les années 1980.

Chasubles superbes dont la chasuble aux armoiries de Saint-Renobert hameau de Quingey : LE PRIEURE construit aux environs de 840 sous le règne de Charles le Chauve, petit-fils de Charlemagne (9ème siècle)

Un prie-Dieu en bois recouvert de velours.

Des livres énormes dont les couvertures et reliures en cuir sont en très mauvais état, retrouvés dans les escaliers du grenier : livres de chants de messes édités le 26.11.1866, graduel selon le rite romain PAPE PIE IX.

Plusieurs tableaux retiennent l’attention :

Saint François Xavier (1er missionnaire à être allé en Inde puis en Chine où il est décédé. C’était un véritable navigateur). Tableau offert en 1787 par « EX DONO INCOLARUM DE LAVANS ».

Sainte Philomène (le Curé d’Ars la priait beaucoup)

Une peinture du Christ

Un tableau représentant la Visitation

Un tableau de Notre Dame du Perpétuel Secours.

Des statues en quarantaine dont Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus (offerte par la grand-mère de Bernard MOUREY de Saint Renobert), Sainte Rita, le Christ, Saint Antoine de Padoue, 2 Vierges, des statues de Noël, Saint Etienne premier martyr de l’église lynché à coups de cailloux (il a un caillou sur la tête), Saint Joseph ( ?), un ange…

Une pile d’ex-voto (plaques de marbre avec inscriptions en mémoire d’un voeu)

2 plaques de marbre massives écrites en latin, traduites en janvier 1989 par François CRABBE, professeur de latin à Besançon :

« Ici attend le Seigneur Pierre Emmanuel MOUREY curé de Quingey qui dirigea cette église pendant 22 ans. Il mourut le 6ème jour des ides de Novembre (21 XI) la 86ème année de son âge, la 1877ème année du Salut, aimé de Dieu et des Hommes sa mémoire est bénie (Ecclésiaste…) »

« A la mémoire discrète de Charles Vincent MONNIER, originaire de Besançon, il était remarquable pour la douceur de son caractère. Docteur (ou savant) et orateur célèbre, d’une beauté (ou bonté) toujours particulière, allié à la sagesse et à la piété. Il dirigea la paroisse de Quingey pendant 17 ans. Il embellit cette demeure avec délicatesse et mourut le 21 (ou le 9) septembre en l’année 1894 de Notre Seigneur, âgé de 58 ans. Il a passé sa vie à faire le bien. »

L’Abbé Charles Victor MONNIER est né à Besançon le 31.10.1836, ordonné prêtre le 9.9.1860. D’après l’arrière grand-mère de Pierre BERGIER qui était toute jeune en 1894, quand l’abbé est décédé, les hommes de la Paroisse l’ont porté en cortège dans les rues de Quingey tant il était estimé. Il avait promis que lorsqu’il serait auprès du Seigneur, il ferait tout pour protéger Quingey de la grêle.

NB : si l’Abbé Monnier est décédé le 9.9.1894 (et non le 21), il est décédé exactement 34 ans jour pour jour après avoir été ordonné prêtre.
Les 2 tableaux représentant les apôtres et qui se trouvaient dans le chœur sont également en bas de l’escalier qui monte au grenier.

Divers :
Outre CALIXTE II et Félix GIACOMOTTI : autres personnages célèbres de Quingey (dictionnaire des communes du Doubs – Cêtre – 1986) :

FENOUILLOT FALBAIRE (N) : né à Quingey, mort en 1800, auteur de pièces de théâtre, inspecteur des salines de l’est, propriétaire des forges de Quingey à l’époque pré-révolutionnaire.

Simon de QUINGEY : fils de Pierre de Quingey et de Béatrix de Rye né en 1448, page de Charles le Téméraire, capitaine du château de Quingey, prisonnier de Louis XI (qui l’enferma dans une de ses fameuses cages en fer), conseiller de Marguerite d’Autriche.

Abbé Jean Baptiste ROZE : né à Quingey en 1716, mort en 1805, érudit, auteur des « éléments de morale » publiés en 1767, « prêtre schismatique » pendant la révolution, maire de Quingey.

Pourquoi tous nos clochers comtois sont-ils « coiffés » d’un casque que certains peuvent trouver peu élégant : 1729 Cathédrale Saint Jean de Besançon : le clocher menaçait ruine. L’office venait de se terminer et les chanoines venaient de sortir (sauf le vicaire général HUGON), quand le clocher s’écroula, écrasant une partie de l’abside. Le clocher fut reconstruit de l’autre côté de l’abside. Le Cardinal de Choiseul voulut pour le nouveau clocher, la forme des clochers polonais qu’il avait appris à connaître lorsqu’il était primat de Lorraine au temps du Roi de Pologne Stanislas LECZINSKI. C’est ainsi que toutes les églises bâties dans le diocèse à cette époque voulurent avoir un clocher semblable à celui de la cathédrale Saint Jean, devenu le clocher comtois.

Le pain béni : une tradition (Saint Antoine de Padoue ?), abandonnée dans les années 1970 : à la messe du Dimanche, les enfants de chœur passaient parmi les fidèles pour leur offrir un morceau de pain béni (pain coupé en petits carrés bénis par le curé). Le couperet qui servait à préparer le pain est toujours à la sacristie. Ce sont les familles qui le voulaient bien, qui achetaient le pain à tour de rôle. Pour Pâques, le pain était remplacé par de la brioche. Pour certains, le pain béni remplaçait l’hostie. Rappelons en effet que jusqu’à cette époque environ, pour communier, il fallait être à jeun et être confessé.

Louise DOTTE disait que pendant les dimanches de l’Avent, les coqs chantent toute la nuit, ce qui est vrai, Odile et Roland PONCET en sont témoins !

Les tours de Quingey :

Tourelle au coin de la rue des salines et de la place d’armes (« accrochée » en hauteur au mur)

Tour Rue des Salines (maison de Mademoiselle PRILLARD)

Tour visible depuis la place de l’église (propriété PRILLARD)

Tour Rue de Traverse (maison HEHINGER). NB : lorsque Monsieur HEHINGER a fait les travaux de rénovation dans sa maison, il a trouvé un boulet de canon dans un mur datant de ?????

Rue de Traverse : tour du pape Calixte II

Tour à gauche de l’Hôtel de la truite en contrebas faubourg St Anne : c’est l’ancienne « entrée » de l’ancien pont qui arrivait Rue Royale.

Tour (dite tour « canonnière ») sur la Loue visible depuis les Promenades (propriété CHEVROTON à droite du Crédit Agricole)

Tour rue de l’Ecole dans une petite courette derrière la maison CHEVROTON qui donne sur la place

Tours à l’intérieur de propriétés privées, non visibles (Binet, Chevroton etc….)

La fête de la Saint Martin a lieu à Quingey le premier dimanche qui suit le 11 novembre (instituée donc après la guerre de 14-18 ????. Nous recherchons des renseignements). Un grand espoir : que cette fête retrouve toute sa place dans la vie locale, c’était autrefois un événement avec les familles qui se retrouvaient pour l’occasion etc…..Même vœu pour la fête communale qui a lieu en principe le dernier dimanche d’août, complètement tombée en désuétude alors qu’elle donnait lieu à de véritables réjouissances avec manèges, bal, défilé de vélos fleuris etc…..

La sonorisation de l’église a été faite en 1962.

L’eau a été amenée sur l’évier à la cure en 1936 (à Quingey en 1933)

Dans la salle de réunion de la Mairie, une superbe bibliothèque : livres religieux en cuir, reliés. La Mairie possède également une série de livres qui datent des Dominicains. C’est un dictionnaire rédigé et écrit par les moines……

Autrefois, le conseil paroissial était intitulé « Conseil de Fabrique ». L’Association « Il était une fois le pays de Quingey » nous a fourni le registre des délibérations du Conseil de Fabrique de la Paroisse de Quingey commencé le 23.4.1843 où l’on retrouve, entre autres, les différents curés qui ont officié à Quingey (à disposition sur simple demande).

Marguerite de Mesmay racontait que pendant la révolution de 1789, le curé de Mesmay se cachait le jour et sortait la nuit pour confesser, donner la communion etc…..Un soir, trois habitants qui battaient le fléau (*) l’ont vu et l’ont attrapé. L’un voulait le pendre, l’autre voulait le noyer dans la Loue, le troisième ????. Le curé s’est échappé. Celui qui voulait le pendre s’est pendu, celui qui voulait le noyer s’est noyé, le troisième a pris peur, a demandé pardon et l’absolution. (*) instrument en bois constitué d’un manche et d’un battoir, dont l’articulation était faite en peau d’anguille réputée inusable – servait à battre le blé