Le souvenir des conflits, de 1870 aux deux guerres mondiales.
Histoire 1870 – 1871
D’après les éléments aimablement fournis par : Monsieur MIDOT Bernard d’Arc-et-Senans
Responsable du Souvenir Français pour le canton de Quingey : De Monsieur René PRILLARD de CHOUZELOT
Des internautes de « racines » et « patrimoine comtois » Gardien de notre Mémoire, le SOUVENIR FRANÇAIS, créé en 1887 est reconnu d’utilité publique depuis 1906. C’est une des plus anciennes associations privées françaises. Conservant le Souvenir de celles et de ceux qui sont morts pour la France ou qui l’ont servie et honorée avec éclat, il veille sur les tombes et les monuments, qui, dans les villes et villages, en France et hors de France, sont là pour rappeler leur mémoire. Le travail du SOUVENIR FRANÇAIS est d’autant plus important que les familles de nos morts pour la France vieillissent (en ce qui concerne la guerre de 1914-1918 tout particulièrement), ne peuvent plus se déplacer comme elles le faisaient… Chaque année de nombreuses tombes et monuments sont donc rénovés avec la participation du SOUVENIR FRANCAIS, comme à QUINGEY. Le Souvenir Français développe aussi et entretient la mémoire de nos morts pour la France chez les jeunes par des conférences dans les classes des collèges. Extrait du livret écrit par Gaby DALMAU et Roland PONCET sur les cimetières de Quingey :
Dans le cimetière du bas se trouve le monument aux morts restauré, érigé à la mémoire : – de ceux qui sont morts vraisemblablement pendant les différentes colonisations (les dates de décès vont de 1771 à 1895 – merci à toute personne férue d’histoire de nous donner des précisions qui s’avéreront fort intéressantes – nous tenons la liste des soldats avec les dates, à disposition). – de la guerre de 1870 au Mont Gardot au-dessus de Chouzelot où des combats sanglants ont eu lieu entre les soldats de l’armée du Général BOURBAQUI et les prussiens (25 et 26 janvier 1871). Plus de 100 Français et plus de 100 Prussiens auraient été tués. De nombreux corps n’ont pas pu être redescendus.
Il y a donc au Mont Gardot un cimetière non reconnu comme tel mais symbolisé par deux monuments rappelant cette bataille, un sur Chouzelot, l’autre sur Vorges. La croix érigée sur le monument de Chouzelot avait été faite pour la partie horizontale, par le fusil d’un combattant. Le fusil a été volé. Les corps qui ont été redescendus, n’ont pu l’être qu’au dégel au mois d’avril/mai. L’arrière-grand-père d’un habitant de Chouzelot a participé à ce transport. Il se dit aussi, que des femmes seraient parties en plein hiver, sabots aux pieds pour la Suisse, afin d’échapper aux exactions de l’ennemi, que les habitants d’Abbans-Dessus devaient faire le pain pour les Prussiens. A Quingey, les Prussiens auraient fait 800 prisonniers. Un Capitaine Prussien du nom de VON BULOW a été tué au Mont Gardot et inhumé au cimetière de Quingey. Jusque dans les années 1950 environ, une famille Allemande envoyait de l’argent à la Mairie pour l’entretien de la tombe aujourd’hui disparue. Il y avait alors au cimetière du bas, « le carré des allemands » et « le carré des français ». A Byans, deux tombes de Prussiens sont toujours entretenues.
Dans le « cimetière du haut » se trouve le caveau VUILLIER dont un ancêtre a fait fonction de Maire de Quingey pendant la guerre de 1870. Les Prussiens lui auraient demandé une énorme somme en pièces d’or pour ne pas bombarder Quingey (témoignage de René BLONDEY) Une internaute m’a écrit : sur la guerre de 1870 : mon grand père nous en parlait beaucoup et pleurait en chantant la charge de Reichshoffen.( cavaliers…chargez…)
Résumé de la bataille du Mont-Gardot à Chouzelot Guerre de 1870/1871 3ème bataillon du 39ème RI + 25ème mobile Les prussiens venant de Quingey Les français venant de Vorges Gouvernement de la défense nationale septembre 1870 – février 1871 : Jules Faure, Jules Ferry, Jules Simon, Picard et Gambetta sous la direction du Général Trouchu Gouverneur de Paris.
BOURBAKI : Né à Pau en 1816 d’origine grecque, il s’est fait une réputation de bravoure restée légendaire. Il s’est couvert de gloire en Crimée et en Italie. Il est aimé et admiré par ses hommes. Le 29.12.1870 Bourbaki est à Besançon mais le manque d’organisation et de coordination est total. La prise de Quingey par les prussiens (les gens de Cessey ont dû assister au déferlement de feu) : C’est grâce à un habitant de Cessey que l’armée de Bourbaki a pu prendre un jour d’avance sur les prussiens (dixit la grand-mère de Bernard MOUREY de St Renobert. Le 23 janvier 1871 de grand matin, l’avant-garde de Bourbaki se met en route depuis St Vit. A Byans, un train de 400 blessés et malades est en gare. Les français occupent les hauteurs au-dessus de Quingey mais ils ont un seul canon et reculent sous la pression de l’ennemi qui fait 800 prisonniers, Quingey et Chouzelot sont prises, le pont de Quingey est coupé. Le 24 janvier, tous les corps de l’armée de l’est sont réunis autour de Besançon sauf le 24ème RI qui, après l’abandon du Lomont s’est replié sur Pontarlier par Morteau. Besançon doit être défendue. Cette ligne de défense passe pour le sud, par Vorges, Busy, le comice, interdisant la route venant de Quingey. Le 25.01.1871 : 1ère bataille au col à proximité de la Croix de Vorges. Les français repoussent les prussiens (près du monument de Chouzelot). Le soir, le 2ème bataillon relève le 3ème dans ses positions. Le 26.01.1871 : le matin, escarmouches puis attaque en force des prussiens l’après-midi. Les français se replient à proximité du col et résistent en s’appuyant sur les abattis (entassement d’arbres abattus et de branchages qui font obstacle à l’ennemi). réalisés la nuit précédente par le génie.
Suite à la débandade du 25ème mobile, les français se replient dans la nuit sur Larnod. Ils étaient soutenus par les tirs d’une batterie d’artillerie située au lieu-dit « la grange rouge », au-dessus du comice. Bourbaki tente de se suicider à Besançon. Son armée est en lambeaux. Les morts : 32 français et 81 allemands ont été enterrés au cimetière de Quingey ou laissés sur place. Ces derniers ont été relevés après la Loi du 4.8.1873 et transférés au cimetière de Quingey. Certains, dont au moins un, se trouveraient encore là où ils sont morts et enterrés sur place (à « la Rezouse »). Le mort a été découvert quelque temps après la bataille par un habitant de Chouzelot (Jules Prillard dit « la pomme ») qui lui a pris ses bottes. Craignant que le vol soit découvert par les prussiens, ce qui n’aurait pas manqué de provoquer des représailles, il l’avait enterré sur place où il est encore (anecdote racontée par Gabriel Prillard de Chalèze qui la tenait de l’intéressé lui-même.
Le fusil fourni aux soldats français portait le nom de « chassepot » : Crée en 1866 par Alphonse Chassepot ce fusil était une arme supérieure au fusil allemand Dreyse, qui datait de 1848, et dont la portée était de 600 mètres. Il avait un système à aiguille et était d’une structure moins complexe que son rival allemand. Pourvu d’un canon en acier, plus résistant aux charges de poudres que ceux fabriqués en fer il tirait des cartouches en papier et en lin graissé de 11 millimètres. La portée du fusil Chassepot était de 1200 mètres. C’est pendant la bataille de Mentana (opposant les troupes françaises aux garibaldiens) le 3 novembre 1867 que ce fusil fut utilisé pour la première fois. Le général de Failly au soir de cette bataille télégraphia à Napoléon III cette sinistre phrase restée célèbre « Sire, les Chassepots ont fait merveille! »
Histoire 14/18 – 39/45
Soldats Français tués au Mont-Gardot – Monument aux morts Cimetière du bas à QUINGEY
F. LAFAY (Rhône) – P. COURTOUX (Nièvre) – N. ROUVET (Nièvre) – F. GAMET (Nièvre) – A. GRANDCLERC (Vosges) – J. BARILLY (Loire Inférieure) – A.C AZIER (Somme) – P. FAIDIDE (Gironde) – A. MORET (Seine et Oise) – J. COLLIN (Meuse) – L. GOIZET (Gironde) – Ch. SARRAZIN (Meurthe) – C. JOLY (Nièvre)
CHOUZELOT Un lourd tribu pour le village guerre de 1914-1918 : Louis FAIVRE 25.9.1914 – Paul MENIGOZ 27.9.1914 – Louis PRILLARD 11.10.1915 Louis JOLY 14.10.1915 – Henri PRILLARD 2.3.1916 – Auguste GOY 24.10.1916 Charles SERGENT 12.11.1917 – Ferdinand TRAMUS 13.11.1918 Les martyrs de la guerre de 1939-1945
Cimetière du haut à QUINGEY : Le long du mur au fond du cimetière du haut, un caveau porte le patronyme « COMPAGNON » où est inhumé entre autres, Jean COMPAGNON de CHOUZELOT, tout jeune mais grand résistant pendant la guerre de 39-45, tout comme sa sœur France COMPAGNON (voir ci-dessous). Fusillé à l’âge de 22 ans à « la Citadelle »>la Citadelle de Besançon, il faisait partie avec Henri FERTET, 17 ans, du groupe FTP (Francs Tireurs Partisans) « Marius Valet » (émanation du Groupe Guy Mocquet). Tous les prisonniers ont écrit des lettres à leur famille avant de mourir, je peux en fournir les photocopies. Jean et Henri ont écrit chacun une lettre déchirante à leurs parents (Jean en a même écrit deux mais la seconde a été censurée). Celle d’Henri est connue et rapportée dans les livres d’histoire. Faisaient également partie du groupe : Baltasar ROBLEDO et Saturnino TRABADO, tous deux de CESSEY d’origine Espagnole, arrêtés et fusillés en même temps que Jean COMPAGNON et Henri FERTET, inhumés côte à côte dans le carré militaire de St Claude à Besançon où ils sont restés jusqu’à ce que les familles puissent rapatrier leurs corps.
Cimetière du bas à QUINGEY : La tombe de France COMPAGNON (dite Jofrette), épouse BRUGUERA, grande résistante pendant la guerre de 39-45, née à CHOUZELOT, emprisonnée par l’ennemi, torturée et déportée à RAVENSBRUCK où elle connaîtra l’horreur dans toutes ses dimensions. Marquée à vie, elle sera le témoin vivant de la barbarie nazie.
Mort et enterré en Silésie :
Charles PRILLARD de CHOUZELOT (né en 1904), cultivateur, déporté pour faits de résistance, décédé le 11.11.1944 au camp de GROSS ROSEN en Silésie. 2 rues de Chouzelot portent les noms de Jean COMPAGNON et Charles PRILLARD depuis 2005.
Les 16 fusillés de la Citadelle à Besançon le 26.9.1943 étaient : (d’après le livre du Docteur Henri BON Croix de Guerre 1914/1918) :
Raymond AYMONNIN de Larnod né le 7.1.1923 à Larnod Cultivateur 20 ans (dont la lettre à ses parents a été censurée)
Jean COMPAGNON de Chouzelot né le 24.12.1921 à Chouzelot Cultivateur 21 ans (dont la seconde lettre a été censurée)
Henri FERTET de Velotte-Besançon né le 27.10.1926 à Seloncourt Lycéen 16 ans
Philippe GLADOUX de Fontain né le 10.01.0925 à Fontain Employé aux tourbières de Saône 18 ans (dont les lettres à ont été censurées)
Jean Paul GRAPPIN de Beure né le 8.05.1922 à Nancy Etudiant en pharmacie 21 ans
René PAILLARD d’Aveney né le 1er avril 1925 à Aveney Cultivateur 18 ans
Paul PAQUERIAUD de Nuits Saint Georges (Côte d’Or) né le 12.03.1908 à Digoin (Saône et Loire) Entrepreneur de maçonnerie 35 ans
Marcellin PUGET de Boussières né le 6.2.1914 à Boussières Cultivateur et ouvrier à la papeterie de Torpes 29 ans
Roger PUGET de Boussières né le 23.01.1921 à Boussières Cultivateur 22 ans
Marcel REDDET de Pugey né le 17.3.1926 à Larnod Apprenti mécanicien 17 ans
Gaston RETROUVEY de Boussières né le 20.11.1924 à Belfort Employé à la papeterie de Torpes 18 ans
Georges ROTHAMER de Boussières né le 16.3.1919 à Boussières Mécanicien en machines agricoles 24 ans
René ROUSSEY de Boussières né le 17.8.1917 à Saint Vit Instituteur aspirant de réserve 26 ans (dont la lettre a été censurée)
Marcel SIMON de Larnod né le 20.2.1920 à Larnod Cultivateur 23 ans – Chef du détachement « Guy Moquet »
Saturnino TRABADO de Cessey, né le 18.9.1911 à Villadeite Province de Lugo (Galice – Espagne) Espagnol en exil, Chef de chantier Entreprise de travaux publics de Larnod 32 ans
Baltazar ROBLEDO de Cessey, né le 12.9.1908 à Cedillo Province de Caceres (Estramadure – Espagne) Espagnol en exil, Ouvrier Entreprise de travaux publics de Larnod 35 ans
Ont été fusillés : à 7H36 : René PAILLARD, Gaston RETROUVEY, Henri FERTET, Marcel REDDET à 7H56 : Philippe GLADOUX, Jean GRAPPIN, Raymond AYMONNIN, Jean COMPAGNON à 8H10 : Marcellin PUGET, Roger PUGET, René ROUSSEY, Georges ROTHAMER à 8H25 : Saturnino TRABADO, Baltazar ROBLEDO, Paul PAQUERIAUD, Marcel SIMON
Détachement Marius Vallet (issu du groupe Guy Moquet)
Inhumés le jour même aux cimetières de Saint Claude et de Saint Ferjeux avec défense d’y ériger aucun monument ou d’y mettre aucune inscription. Mais les tombes des victimes furent l’objet d’un pieux pèlerinage de la part de la population de Besançon et des environs et ne cessèrent d’être couvertes de fleurs.
Lettre adressée à Madame Charles PRILLARD de Chouzelot le 15 juin 1945
Madame,
J’ai la douleur de vous communiquer que votre mari PRILLARD Charles, est mort au camp de concentration SS de GROSS-ROSEN (Haute Silésie) le 11 novembre 1944. Il avait quitté la prison de Besançon le 1er octobre 1943, jour où nous avons été envoyés à la prison de Fresnes (Paris) en compagnie des détenus Vernot, Roumagère, Oskar, Comte, Nevers et moi. Le 11 novembre 1943, nous sommes partis pour le camp de concentration SS de NATZWEILER dans lequel nous avons travaillé dans une carrière. Monsieur PRILLARD a attrapé la maladie œdème c’est-à-dire sang devient de l’eau. Les jambes ont commencé à se gonfler grandement. Le 20 mai 1944 nous avons été envoyés dans un commando de travail. Les détenus Roumagère, Comte et Prillard sont restés en prison pour son état de faiblesse et l’impossibilité de travailler. Le 28 septembre 1944, Nevers et moi nous sommes rentrés de nouveau à la prison de Briège et nous avons aperçu Prillard dans une fenêtre de l’infirmerie. Le 21 octobre 1944, on a quitté la prison de Briège et on nous a emmenés au camp de concentration de Gross-Rosen. De la prison de Briège à la gare, Prillard comme Roumagère ont été emmenés dans une petite voiture parce qu’ils ne pouvaient pas marcher. De la gare de Gross-Rosen au camp de concentration, j’ai eu sur un bras tout le temps Monsieur Prillard Charles parce qu’il ne pouvait même pas se traîner. A la fin j’ai obtenu de le faire monter sur un camion qui a passé près de nous et c’est grâce à ça qu’il a pu arriver jusqu’au camp de concentration. C’est sur mes épaules que j’ai traîné Monsieur PRILLARD pour le faire passer la revue, visite du docteur, et il est entré immédiatement à l’infirmerie. Le 11 novembre 1944, le Docteur Maillard, français, nous a annoncé la mort de M.Prillard Charles de Chouzelot, il avait les jambes gonflées et le cœur ne marchait pas, faiblesse et épuisement attrapés dans les camps de concentration SS, par la mauvaise nourriture, régime insupportable des traitements et brimades. A partir de ce jour, le nom de Prillard Charles a été biffé de la liste de déportés qui appartenait au bloc 10 du camp de concentration SS de Gross-Rosen. Veuillez, Madame, je vous prie recevoir mes tristes condoléances.
Antonio PEREZ
NB : Charles PRILLARD est né à CHOUZELOT le 19.11.1904. Il est mort à 44 ans presque jour pour jour, le 11 novembre 1944 : comble de l’ironie, le jour anniversaire de l’armistice de la guerre de 14.18.
LETTRES DE JEAN COMPAGNON Cultivateur à Chouzelot Né le 24.12.1921 Fusillé à l’âge de 21 ans
1ère lettre Dimanche 5H40 le 26
Chers parents,
Je viens pour la première fois vous écrire, et malheureusement la dernière. Le tribunal maintient la sentence. Je serai fusillé ce matin. Je meurs le cœur plein de vos adorables images et l’âme tranquille. Je vous reverrai tout là-haut, quand Dieu vous rappellera à Lui. Courage, tel est le dernier mot que je vous dis. Pardonnez-moi de vous faire souffrir ; je ne croyais pas en venir ici. Adieu tous ceux que j’aime et que j’adore, et que je fais souffrir ; adieu tous. Adieu pays natal. Adieu belle France. Je meurs avec l’espoir que mes idées resteront personnifiées, et que vous aurez le courage nécessaire pour les suivre jusqu’au bout. Dans l’attente que cette lettre vous apporte la tristesse je vous quitte.
Jean COMPAGNON
2ème lettre (censurée)
Adieu à tous. Je meurs pour que vive la France. C’est après avoir été battu deux fois et après avoir souffert physiquement et moralement que je vous quitte, chers parents et tous frères et sœurs que je ne reverrai jamais (quatre ou cinq mots biffés illisibles) Mais courage, confiance (quatre mots biffés) Adieu à tous. Pardonnez-moi de vous faire souffrir. Ayez autant de courage que moi et Vive la France Je ne sais quoi vous mettre ; mon cerveau est comme endormi. Je meurs comme tant d’autres malheureusement. Adieu à tous et à tout jamais.
Jean COMPAGNON
NB : avec Jean COMPAGNON est fusillé le même jour Henri FERTET lycéen bisontin, né le 27.10.1926 à SELONCOURT, il a 16 ans. Sa lettre à ses parents, déchirante, est dans tous les livres d’histoire et sur internet.
